Un TDAH, en êtes-vous certain?

September 11, 2015

 

 

 

Populaire, ce TDAH!  On en entend parler un peu partout.  Les médias sociaux, la télévision, les articles de revue et les journaux y consacrent de plus en plus d’espace.  On connaît tous un enfant TDAH, qui ne cesse de parler et de tourbillonner.  Des parents qui sont dépassés par leur ti-mini adorable, mais épuisant.  Ce TDAH est responsable d’une quantité de trucs, je l’admets.  Mais s’il n’était pas le seul coupable, s’il était une co-morbidité, un trouble associé, ou expliqué et combiné par un autre facteur?

 

Un enfant qui pique des crises de colère démesurées, qui a l’air enragé ou déconnecté de la réalité lors de ces moments.  Cet enfant, brillant, intelligent, plein de vie et souvent beau comme un cœur en fait plus que baver à ses parents.  Il est fréquemment diagnostiqué comme ayant un trouble déficitaire de l’attention avec hyperactivité accompagné d'un trouble d’opposition avec provocation.  On leur prescrit une médication, leur donne des outils, des services de professionnels et des explications.  Les parents ont l’assurance de faire tout ce qui est en leur pouvoir, mais se sentent coupable de ne pas réussir ou de « péter les plombs à l’occasion ».  Et si, malgré tout ça, ce n’est pas suffisant?  Avez-vous déjà pensé que ça pouvait être autre chose?….

 

Autre chose qui peut également perturber la concentration, l’attention, l’activité physique et jouer sur l'anxiété.  Ne vous en faites pas, j’y arrive bientôt.  Alors voilà, peut-être que tous ces symptômes pourraient être bonifiés par un trouble de l’humeur.  Saviez-vous qu’un TDAH chez une petite fille vient très rarement seul?  En Europe, les troubles de l'humeur sont davantage connus et des interventions spécifiques sont mises en place.  En quoi sommes-nous différents?  Se pourrait-il que les modes et les croyances de notre société fassent en sorte de priver certains enfants de services adéquats ?

 

Un trouble de l’humeur peut engendrer une panoplie de facteurs qui peuvent ressembler aux symptômes du TDAH. Par exemple, un enfant qui parle vite et qui semble poussé par un moteur, peut agir de cette façon parce que ses pensées, très rapides, se produisent lors d’une phase d’hypomanie.  C’est également dans cette phase qu’ils sont infatigables, agités et qu’ils ont des problèmes de sommeil.  À l’opposé, la phase dépressive peut les rendre irritables, opposants et les inciter à se dévaloriser.

 

Comment intervenir? Comment expliquer, comprendre et prévenir les épisodes extrêmes et essoufflants?  C’est possible, non sans effort, soutien et aide extérieure.  Au Québec, la disponibilité des informations spécialisées sur les troubles de l’humeur chez les enfants se fait rare.  En fait, ceux qui sont diagnostiqués ont un grand historique familial, sinon c'est à l'adolescence où les symptômes ressemblent plus à ceux des adultes que les jeunes arrivent à trouver quelques explications.  L'objectif n'étant pas de poser un diagnostic supplémentaire, mais plutôt d'outiller et d'intervenir différemment.  Une chose est certaine, c'est qu'au Québec, il y a place à l'amélioration au niveau des connaissances sur ce sujet tant chez nos professionnels que dans la population.

 

Si vous êtes intéressés à en savoir davantage, n'hésitez pas à me contacter.

 

Cathy Bernier, Travailleuse sociale en pratique autonome.  www.consultationspsychosociales.com                   

www.facebook.com/CathyBernierT.S

                                   

 

Please reload

Featured Posts

10 raisons pour consulter un travailleur social au privé

February 17, 2016

1/3
Please reload

Recent Posts

November 24, 2015

Please reload

Archive
Please reload

Search By Tags
Please reload

Follow Us
  • Facebook Basic Square
  • Twitter Basic Square
  • Google+ Basic Square
  • b-facebook
  • Twitter Round
  • b-googleplus